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| Les prairies, un gisement de protéines insoupçonné |
 Dactyle plus luzerne; une association riche en protéine |
> Des teneurs et un équilibre en protéines facilement accessibles La teneur en protéines d’une plante prairiale dépend principalement de 3 facteurs :
- L’espèce : pour les différentes espèces fourragères et pour un stade identique, les valeurs peuvent varier du simple au double. L’intégration de légumineuses prairiales dans la ration a incontestablement un réel impact sur la valeur protéique du fourrage.
- La variété : chez certaines espèces comme la luzerne la teneur en protéines est un critère de sélection. Au sein des autres espèces il y a aussi des corrélations positives avec d’autres critères de sélection, comme la souplesse des feuilles pour les fétuques, la diminution de la remontaison des épis pour les ray-grass anglais... La tolérance aux maladies aura également un impact très fort sur les qualités alimentaires des plantes.
- Le stade physiologique : la teneur en protéines des fourrages est élevée au stade feuillu de la plante puis diminue au cours de la croissance notamment par effet de dilution. L’azote dégradable, par définition facilement accessible, est caractérisé par la valeur PDIN des fourrages. Au cours du cycle de végétation des graminées, le rapport feuille sur tige régresse entrainant ainsi une diminution de l’azote disponible dans la plante. Avec cet exemple sur le dactyle (voir tableau ci-dessous), on observe qu’entre stades physiologiques les écarts de teneurs en azote peuvent atteindre 60% pour les PDIN et 30 % pour les PDIE. Le choix du stade d’exploitation permet de trouver un compromis entre teneur en azote du fourrage et rendement de la prairie.
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| Valeur du dactyle en fourrage vert |
PDIN |
PDIE |
| stade feuillu |
158 |
100 |
| Epi 10 cm |
135 |
95 |
| 1 semaine avant début épiaison |
124 |
93 |
| Début épiaison |
102 |
88 |
| Epiaison |
92 |
85 |
| Fin épiaison |
77 |
79 |
| Floraison |
63 |
70 |
| Amplitude |
95 |
30 |
| Ecart de valeur en % |
60 % |
30 % |
Tableau 3 : évolution des valeurs PDI selon le stade physiologique du dactyle
Supérieur à la valeur PDIE dans un premier temps, les PDIN diminuent ensuite plus rapidement que les PDIE ; l’azote dégradable est principalement présent dans les feuilles. Jusqu’au stade épiaison la valeur PDIE reste inférieure à la valeur PDIN, ce qui permet à l’herbe de produire un fourrage équilibré durant une grande partie de son exploitation. Durant cette période l’azote dégradable n’est pas limitant, ce qui favorise le bon fonctionnement du rumen. |
> Des rythmes et des modes d’exploitations qui valorisent différemment la richesse en protéines de l’herbe Le rythme d’exploitation Plus le rythme est rapide plus l’herbe est riche en protéines. Par exemple, on gagne 20 points de PDIN et 7 points de PDIE sur des repousses de RGA de 4 semaines par rapport à des repousses de 6 semaines. De la même manière, on constate que les variétés plus souples d’exploitation « ralentissent » l’évolution du fourrage, ce qui laisse plus de souplesse à l’éleveur pour récolter un fourrage de bonne valeur.
Le mode d’exploitation La valeur protéique évolue différemment pour une même plante à un stade donné si la plante est consommée en pâturage, ensilée à 33% d’humidité, enrubannée à 55% ou si elle est fanée en bonne ou mauvaise condition (voir tableau page suivante). |
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