L’autonomie en protéines ? Réfléchissons-y
Face aux fortes variations des cours mondiaux qui ont un impact direct sur les cours des protéines et des compléments azotés, de plus en plus d’éleveurs aspirent à plus d’autonomie en protéines pour sécuriser leurs systèmes et diminuer leurs coûts de ration.
En produisant eux-mêmes les ressources protéiques les éleveurs peuvent garantir l’origine et la traçabilité des produits, ce qui est un élément important pour les filières spécialisées ou pour les produits à haute valeur ajouté.
L’utilisation des légumineuses prairiales et de certaines graminées peut en partie répondre à ces attentes et limiter les achats de soja ou de concentrés azotés. Mais avant de se lancer, il faut étudier son système, réfléchir à ses besoins en fonction notamment des animaux, identifier les espèces adaptées au contexte de l’exploitation et prendre en compte les modifications sur l’organisation du travail.
Il est également indispensable de bien valoriser l’existant en adaptant ses pratiques et en récoltant au bon stade ; la technicité est alors de mise.

Julien Greffier
Technicien développement GNIS
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