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| 2000 € de gagnés en récoltant 15 jours plus tôt |
| Conseillé élevage à l’EDE du Gers (Etablissement Départemental de l’Elevage), Joël ABADIE insiste sur la qualité des fourrages afin de diminuer les achats de concentrés. La récolte de l’herbe au bon stade est déterminante et se traduit par des économies importantes sur le poste d’achat d’aliments. |
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| « Sur le terrain les achats de concentrés azotés font réfléchir bon nombre d’éleveur. Ils cherchent tous par différents moyens à diminuer ces charges qui peuvent s’avérer, dans certains cas, lourdes à supporter. Le premier réflexe est de penser aux légumineuses, mais il y a d’autres voies dont celles de valoriser les fourrages existants notamment en récoltant au stade optimum. On cherche dans ce cas la qualité plutôt que le rendement. J’explique souvent, que moins la ration de base s’approche de la couverture des besoins des animaux, plus le coût de cette ration augmente. Lorsque l’on attend pour récolter plus, le coût de la complémentation azotée va inévitablement augmenter qu’il y ait ou non des légumineuses dans la ration. Les éleveurs ont conscience de ce principe mais pas forcément des proportions que cela peut prendre. J’utilise donc une simulation de ration dont la première variable est la date de récolte. Elle met en évidence l’incidence de la date de récolte du fourrage, et donc la qualité sur la charge économique de la ration. » |
| > Exemples de rations offrant des performances équivalentes pour un troupeau de 50 VA et 120 j d’hivernage. Eléments de précision pour la lecture des tableaux :
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![]() Avec cet exemple, on observe que pour combler les besoins des animaux en énergie et en protéines il est indispensable en récoltant 15 jours plus tard (2nd tableau) d’avoir recours à un complément azoté de type tourteau de soja. En prenant la première option, celle de la qualité, la ration comble les besoins sans avoir recours à des correcteurs. Ceci à une incidence directe sur le coût de la ration journalière qui passe de 1,01 € à 1,33 € par animal. Cet écart rapporté à l’échelle du troupeau sur les 120 jours d’hivernage entraine une différence significative de près de 2 000 € ! |
| > La qualité de l’herbe détermine le coût de la ration « En comparant ces 2 exemples de rations on prend conscience de l’intérêt d’avoir un fourrage de qualité en quantité suffisante. Le stade de récolte sera un élément prépondérant pour la qualité des fourrages, il faut donc exploiter de l’herbe jeune, qu’il s’agisse de pâturage ou de fauche. Pourtant, sur le moment, les éleveurs ont souvent le sentiment d’y perdre à cause des rendements qui sont inférieurs mais la simulation confirme que les marges de progrès liées au système fourrager deviennent très importantes dès que l’on travaille sur l’optimisation. La qualité de l’herbe détermine le coût de la ration car la valeur du fourrage conditionne la complémentation qui s’avère de plus en plus chère sur les dernières années ». |
| > Récolter tôt : de la qualité et aussi de meilleures repousses Récolter tôt par rapport à un stade plus avancé c’est :
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