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| L’herbe « cultivée » : encore du potentiel sous le pied ! | |
| Chercheurs, conseillers de gestion et éleveurs partagent une vision commune des prairies. Ces surfaces doivent être bichonnées au même titre qu’une culture annuelle…Investir dans le poste Semences, amorti souvent sur plusieurs années, s’avère tout à fait rentable. | |
| > « Le système herbager peut être complexe ; l’herbe, elle, amène de la simplicité » | |
| « Sur les surfaces en herbe, beaucoup trop d’éleveurs sont encore dans une logique de « cueillette ». La surface fourragère n’est pas qu’un substrat pour porter les vaches. Elle est là avant tout pour les nourrir. Travailler les semences fourragères c’est-à-dire opter pour la bonne variété ou le bon mélange, l’entretenir… doit se généraliser car cela peut générer d’importants gains. En plus, la marge de progrès est encore grande. Bien sûr, il n’existe pas de modèle unique. A chaque éleveur de trouver les espèces qui s’adaptent le mieux à son type de terre, au climat de sa région… Le choix des semences prairiales, leur conduite, se raisonnent finalement comme celui des autres cultures. La vente des semences doit être accompagnée d’un service, car les éleveurs ont besoin d’être accompagnés pour mieux utiliser les génétiques nouvelles et ainsi, mieux les valoriser. La réflexion ne peut pas s’arrêter sur un seul élément technique, car tout est lié pour atteindre le meilleur résultat économique sur l’exploitation. | ![]() Pour Jacques Mathé, conseiller en gestion au CER de Parthenay (Deux-Sèvres), l’éleveur doit se donner un système fourrager cohérent avec ses objectifs ; c’est pourquoi ni le coût des nouvelles variétés fourragères ni le conseil ne doivent être un frein. |
| Les semences prairiales, la qualité du maïs ensilage, le soin porté aux animaux… tout est important. Il faut revenir à de la simplicité pour réussir à maîtriser de la complexité. Commencer par exemple par se demander si le système herbager en place est cohérent ? Est-il assez productif ? Le coût de la semence ne doit pas être un frein. On ne doit pas opposer le maïs-ensilage aux espèces prairiales. Bien au contraire : l’objectif est de réussir à trouver le bon équilibre entre ces deux productions pour optimiser les surfaces d’une exploitation donnée en terme de quantité et de qualité de nourriture pour les animaux ». | |
| > Semences prairiales : moins de 5% du coût de la SFP Coût moyen de la SFP (Surface Fourragère Principale) des exploitations laitières des Deux-Sèvres pour la récolte 2008 : 270 €/ha.
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