![]() |
|
| Moisson précoce, besoin de fourrage ? Les dérobées, vite ! | |
| A n’en pas douter cette année, l’implantation de cultures dérobées s’affiche comme une solution pour, à court terme, regonfler le stock fourrager. Deux à trois semaines d’avance pour les récoltes d’orge et de blé. Un calendrier atypique pour une campagne qui l’est tout autant. « Aussi, l’implantation de cultures dérobées, juste après la moisson des céréales reste une bonne solution pour récupérer de la matière sèche », explique Bruno Osson, du Gnis. | |
| « Choisir les espèces à implanter, c’est avant tout se poser plusieurs questions : quelle utilisation vais-je en faire ? Comment se fera la destruction de ces cultures ? Quels sont les risques de dissémination dans la culture suivante ? ». Car en termes d’espèces, le choix est large. Même si les ray-grass – d’Italie ou hybride – et les trèfles – incarnat ou d’Alexandrie – restent très prisés, n’oublions pas les autres espèces (cf. encadré). Les éleveurs ont alors le choix de faire pâturer leurs animaux, de réaliser un affourragement en vert ou alors de faucher pour stocker le fourrage. L’exploitation de ce nouveau stock pourra alors se faire en automne et/ou en hiver et/ou au printemps. |
![]() Quelle que soit l’espèce retenue, Bruno Osson, du Gnis, conseille de semer le plus tôt possible après la récolte. |
| > Semer tôt « Une semence de qualité, semée tôt, dans de bonnes conditions : telles sont les clés de la réussite. La terre doit être préparée finement et roulée avant le semis pour présenter une surface plane : les graines étant le plus souvent très petites, cette exigence permet de maîtriser la profondeur de semis ». Le mode de destruction est également à prendre en compte. Plusieurs hypothèses : la durée de vie du couvert est courte et dans ce cas, la destruction sera naturelle. Soit les animaux, en pâturant, se chargent de cette mission ou alors le gel le fera plus tard en saison. La gestion d’éventuelles repousses et leur destruction dans les cultures suivantes devront aussi être considérées. Les parcelles proches de prairies sont idéales pour cette implantation : les animaux conserveront ainsi leurs repères tout en profitant des abreuvoirs en place dans le pré d’à côté. L’association de deux espèces (trèfle d’Alexandrie et RGI par exemple) peut s’avérer une bonne stratégie pour tamponner les aléas climatiques de l’automne. L’objectif étant par ailleurs d’avoir un maximum de surface foliaire, Bruno Osson conseille également d’augmenter légèrement les doses de semis par rapport aux doses préconisées en culture pure. |
|
|





