La betterave fourragère, à la racine d’une viande haut-de-gamme ?

Comment développer un circuit court, y compris à Paris avec des boucheries haut de gamme ? En frappant aux portes !», réplique Guillaume Deslandes. Présent au Salon de l’Agriculture à plusieurs reprises, pour représenter les races du Royaume-Uni, il est entré en contact avec des boucheries de renom. Dans le même temps, il prospecte sur sa région, en Bretagne. Le virage d’une production standard à une approche centrée sur la qualité a été négocié en douceur. Il réalise aujourd’hui 70 % de ses ventes en circuits courts et vise les 100 % à un ou deux ans.

Temps de lecture : moins de deux minutes

La betterave fourragère pour produire de la viande de qualité

Guillaume Deslandes, éleveur de bovins-viande de race Hereford et Angus, à Ménéac, dans le Morbihan.

Quelques conseils pour un bon semis

La production de betteraves fourragères a accompagné ce virage. Il y a quatre ans, Guillaume Deslandes teste la culture sur 3 hectares. « J’ai utilisé le même semoir que le maïs, en changeant seulement les disques et réduit l’écartement entre les rangs de 75 à 50 centimètres. » L’implantation est une étape particulièrement soignée : « un semis peu profond, et très lent. Pas plus de 3 à 4 km/heure. Reste ensuite à s’assurer que les parcelles restent propres en respectant scrupuleusement le programme de désherbage. Pour le contrôle des maladies, je vais tester un apport de fongicide pour voir la différence ». Guillaume mène des essais sur son exploitation pour sa coopérative, la Cecab. Il a ainsi pu comparer le comportement de dix variétés fourragères et sucrières, avec des rendements qui ont atteint 144 t/ha pour 17 tonnes de matière sèche/ha.

Un complément à l’herbe de qualité

Les betteraves fourragères occupent maintenant 7,5 ha. De quoi assurer un apport complémentaire à l’herbe, de mi- octobre à mi-mars. « Même deux mois après la récolte, il n’y a pas de fermentation au silo, argumente l’éleveur. En cas d’hiver doux, la racine peut même refaire de la feuille. La betterave est une plante riche, qui amène davantage d’unités fourragères et offre une meilleure appétence. » Pour lui, aucun doute, « la viande est plus dense, le gras plus blanc. » Le reste de l’exploitation est conduit avec la même attention. La production des 13 ha de céréales est aplatie et apportée en complément au printemps. Quant aux prairies, elles sont toutes temporaires. « Je ressème tous les 3 ou 4 ans, toujours avec un mélange associant, selon les parcelles, dactyle, ray-grass italien et anglais, trèfles blanc et violet.» Le rendement s’établit à 8 tonnes de MS/ha entre la fauche et le pâturage.

L'exploitation en bref

  • 70 ha de prairies, 13 ha de blé et 7,5 ha de betteraves fourragères,
  • 70 % des ventes en circuit court,
  • 90 vaches Hereford en extérieur toute l’année ; 200 bovins viande à l’herbe de mars à octobre.
 

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