Méteil et prairie pour augmenter qualité et quantité

En Loire-Atlantique Frédéric Dehil teste le semis de prairie sous couvert de méteil pour augmenter sa production en qualité protéique et en quantité de fourrage. Si le procédé fonctionne, il compte le généraliser pour ses futurs semis de prairie.

Temps de lecture : environ 3 minutes

Pour la première fois en 2019, prairies et céréales sont cultivées dans la même parcelle sur la ferme de Frédéric Dehil. Cet éleveur produit 580 000 l de lait à Nord-sur-Erdre. Sur les 120 ha de l’exploitation, il en cultive la moitié en prairie temporaire. 14 ha ont été implantés cette année sous couvert de céréales. Le reste de la sole est occupé par du maïs, des céréales et de la féverole. Le troupeau de Prim’Holstein pâture sur l’ilot de prairie autour du bâtiment à partir d’avril. C’est justement sur une partie de ces parcelles que Frédéric Dehil a décidé d’implanter conjointement céréales et prairies à l’automne 2018.

« Débuter directement avec 14 ha, c’est peut-être beaucoup » sourit l’éleveur. Avec cette technique d’implantation, il recherche une augmentation du volume de fourrage mais de manière qualitative avec de la protéine. « J’ai du mal à quantifier ce que ça peut représenter, on verra à la première récolte » s’interroge l’éleveur. L’idée est aussi de mettre en place des prairies plus durables que le ray-grass italien et le trèfle incarnat implantés en dérobés sur 8 ha avant les maïs. « Avec un ray-grass anglais, l’implantation sera plus durable. Par contre la première coupe n’est pas toujours productive et de qualité. Là, je vais pouvoir ensiler le méteil mi-avril et faire pâturer la prairie mi-mai. Si le ray-grass ne s’est pas bien développé, la récolte de méteil compensera » espère l’agriculteur.

De la fléole dans le mélange

À mi-parcours avant la récolte du mélange céréales/protéagineux, l’ensemble des espèces est bien implanté. Pour son mélange prairial, il a mis dans le semoir 13 kg de ray-grass tétraploïde avec 9 kg de diploïde pour garder un bon équilibre entre adaptation au pâturage et résistance au piétinement. Viennent s’ajouter 3 kg de trèfle blanc et 2,1 kg de fléole. « J’ai décidé d’incorporer cette espèce de mon initiative. Je trouve qu’elle a une bonne appétence pour les vaches et elle épie tard, ce qui facilite la gestion des parcelles. Par contre il faut se méfier au semis car elle a petit PMG* » explique Frédéric Dehil.

« Pour le méteil, j’ai mis 50 kg de blé, 40 kg de pois et 7,8 kg de vesce à l’hectare. J’ai ajouté plus de pois et de vesce que ce que l’on m’avait conseillé car je recherche la protéine » décrit l’éleveur. L’ensemble a été implanté en deux passages successifs avec un semoir en ligne à la mi-octobre. « Pour la prairie, j’ai semé en superficiel avec les socs du semoir relevés. Quand il y a la trace des sillons, il y a plus d’espaces pour le salissement » précise l’éleveur. La parcelle a ensuite été roulée une fois. « Pour l’instant, c’est correct, mais je ne me prononce pas tant que ce n’est pas récolté » conclut-t-il.

*Poids de mille grains

 

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